| titre original | "The Doom generation" |
| année de production | 1994 |
| réalisation | Gregg Araki |
Review de Pierre
J'avais un super souvenir de ce film, qui se présente comme "un film hétérosexuel de Gregg Arraki", comme il est dit au générique (le réalisateur était déjà connu pour ses films
homo-trash-underground).
Le pitch, c'est la cavale d'un jeune couple, auquel se joint un mec déjanté, sorte de Jim Morrisson dégénéré et un peu abruti.
Tout ça est plein de situations déjantées, d'un langage HYPER ordurier et franchement drôle (il y a plein de phrases à retenir là-dedans). C'est aussi très stylé et franchement érotique, baignant
dans une esthétique carrément gay, il faut bien le dire (le réalisateur s'amuse à ne montrer que des relations hétéro, mais en faisant baigner constamment l'ensemble dans une homosexualité plus
que latente). Visuellement, c'est plein d'idées et assez réussi.
Malheureusement, les situations sont vite répétitives, et le film devient lassant au bout d'une heure, ce qui est assez dommage. Certes, c'est pas long (1h20), mais tel quel, ça aurait pu durer
30 minutes de moins. Dommage, vraiment. On peut quand même se rattraper sur la BO qui contient à mon avis quelques morceaux à explorer (j'ai le souvenir d'un très beau titre pour le
générique de fin, mais je n'ai pas pu voir ce que c'était).
Au cast, on reconnait :
- James
Duval ("What your father did was very brave, you should be proud of him/ I am", quel film ?), revu dans le film mystère dont la citation est entre parenthèses et dans "May" (où il a une coupe de cheveux improbable),
- Rose Macgowan (qui meurt sous une porte automatique dans "Scream").
Heureusement, "Mysterious skin" a montré depuis qu'Arraki pouvait être meilleur que ça.
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |