| titre original | "The Grifters" |
| année de production | 1990 |
| réalisation | Stephen Frears |
| scénario | Donald E. Westlake |
| musique | Elmer Bernstein |
| interprétation | John Cusack, Anjelica Huston, Annette Bening |
| récompense | Prix Edgar Allan Poe pour Donald E. Westlake |
Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard
Un film qui fait froid dans le dos.
On regarde avec une fascination mêlée de dégoût ces personnages qui s'entredéchirent pour
de l'argent.
Roy est un être falot pris entre les griffes de deux femmes
superbes et vénéneuses : Lilly, la mère possessive, amoureuse de son fils, et Myra, la jeune rivale qui veut l'en déposséder. Les deux actrices sont absolument remarquables.
Mais ce qui retient surtout l'attention, c'est la perfection, l'élégance, la sobriété et
l'efficacité d'une mise en scène précise. Il fallait tout le talent de Stephen
Frears pour faire accéder ce thriller au niveau de la tragédie.
Un vrai film noir qui hante
longtemps l'esprit après sa vision.
Critique extraite de 50 ans de cinéma américain de
Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon
Dangereuses liaisons : un trio infernal (dont un "couple" mère-fils peut-être incestueux) dans un monde sordide et sans pitié. Passant de Laclos à
Jim Thompson, Stephen Frears évoque avec bonheur l'univers trouble
et désespéré de celui-ci. La scène de la "punition" d'Anjelica Huston par Pat Hingle fait preuve d'un sadisme cool qui donne froid dans le dos.
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |