| titre original | "Saving private Ryan" |
| année de production | 1997 |
| réalisation | Steven Spielberg |
| photographie | Janusz Kaminski |
| musique | John Williams |
| interprétation | Tom Hanks, Tom Sizemore, Edward Burns, Matt Damon |
| récompenses | • Oscar du meilleur réalisateur |
| • Oscar du meilleur montage | |
| • Oscar du meilleur son | |
| • Oscar du meilleur mixage |
L'avis de Quentin Tarantino
Spielberg accomplit quelque chose d’inouï avec l’ouverture de ce
film. Lorsque vous découvrez sa séquence du Débarquement, il ne vous est plus possible de regarder celle du "Jour le plus long", ou même de "Au-delà de la gloire", de Samuel Fuller.
J’avais été secoué de manière comparable par "La liste de
Schindler". J’ai pourtant vu beaucoup de
films sur l’Holocauste, mais aucun n’est parvenu à me procurer la sensation de me retrouver à ce point à l’intérieur d’un camp de concentration.
"Il faut sauver le soldat Ryan" m’a fait prendre conscience de certaines questions soulevées par le cinéma de guerre que j’aurais été incapable de me poser tout seul. L’idée que
quarante hommes sur un bateau se font exterminer en quelques secondes par une salve de mitraillette est terrifiante. Peut-on imaginer carnage plus atroce ? D’évidence, oui. Sauf que, au fil de la
scène, vous êtes persuadés d’assister à la pire boucherie de l’histoire.
La séquence du combat à l’arme blanche entre un soldat américain et un nazi, à la fin du film, reste aussi marquante que celle du Débarquement. Je déteste les films de guerre où l’on me montre un
soldat tuer ses adversaires sans transpirer, à croire que ces derniers sont des freluquets. Si je me battais pour sauver ma peau, je crois que je me donnerais un peu plus de mal. C’est long de
tuer quelqu’un, il faut transpirer, et même avec cela, vous n’avez aucune garantie de parvenir à vos fins. Le film de Spielberg a su admirablement mettre en scène cette dimension.
Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard
Enorme succès pour ce très beau film de guerre qui ne dissimule rien des horreurs des combats et interroge le spectateur : faut-il risquer la vie de huit hommes pour en sauver un ?
Photos de tournage
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |