Le gangster qui créa Las Vegas
| titre original | "Bugsy" |
| année de production | 1991 |
| réalisation | Barry Levinson |
| musique | Ennio Morricone |
| interprétation | Warren Beatty, Annette Bening, Ben Kingsley, Harvey Keitel, Elliott Gould, |
| Joe Mantegna | |
| récompenses | • Oscar de la meilleure direction artistique |
| • Oscar de la meilleure création de costumes | |
| à ne pas confondre avec | "Bugsy Malone", Alan Parker, 1976 |
Bugsy : le gangster d'amour (review de Pierre)
Triste histoire que celle de ce film. Réalisé par Barry Levinson (encore auréolé de son "Rain man"), et surtout, produit et interprété par Warren Beatty, "Bugsy" devait être une machine au box-office et aux Oscars (11 nominations !). Au final, ce sera un échec public et le film ne remportera
que des récompenses subalternes.
Le pitch : Le film raconte la biographie de Bugsy Siegel, gangster dangereux mais également loufoque et original, qui avait une forme de grandeur. Il avait un rêve : créer une ville au milieu du
désert, qui deviendra Las Vegas. Le film se concentre également sur son histoire d'amour avec une starlette, Virginia Hill (Annette
Bening).
La réalisation est sans génie, mais quand même : le scénario est superbement écrit, les acteurs sont magnétiques (le couple Beatty/Bening fonctionne à la perfection - le charme de l'actrice n'y
est pas pour rien). Ok, le film joue beaucoup sur le côté glamour/vieux films en N&B/Hollywood, ça peut être gonflant, mais en même temps, les acteurs ont la carrure pour assumer
ça. Et puis, il y a une pléiade de seconds rôles parfaits : Ben
Kingsley, Joe Mantegna, Elliott Gould, Harvey Keitel. Ca le fait carrément,
tout ça.
"Bugsy" n'est donc pas un chef-d'œuvre, mais se regarde tout de même, encore aujourd'hui, avec une grande facilité et, il faut le dire, avec plaisir. A l'époque, au début des années
90's, le gangster movie était à la mode et "Bugsy" arrivait un peu à la traîne, les gens en avaient marre. C'est dommage.
En 1992, "Bugsy" était nommé à l'Oscar du meilleur film, avec "La Belle et la Bête", "JFK", "Le prince des marées" et..."Le silence des agneaux". Vous connaissez la suite.
Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard
Fait divers authentique, superbe mise en scène et solide interprétation pour cette nouvelle contribution à la saga des parrains américains.
|
Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |