| titre original | "The hand that rocks the cradle" |
| année de production | 1991 |
| réalisation | Curtis Hanson |
| interprétation | Rebecca De Mornay, Annabella Sciorra, Julianne Moore |
| récompenses | Grand prix et Prix du public au festival du film policier de Cognac 1992 |
Review de Pierre
Les thrillers des années 90 ont bien mal vieilli... La revisionnage de cette "Main sur le berceau", un modèle du genre, nous en offre un exemple.
Le pitch : Une femme (Annabella Sciorra) vit heureuse dans une belle maison avec une petite fille gnangnan et un mari barbu ridicule. Elle est enceinte et va chez son gynéco (Q dans "Star Trek).
Le mec lui touche la chagatte sans retenue et elle l'accuse de harcèlement sexuel. Le gynéco se suicide. La femme de ce dernier, qui fait une fausse couche et se trouve ruinée, devient la
gouvernante de l'héroïne et veut se venger... Vraiment une histoire à la mormoileneu, ce truc. Et encore, je ne vous parle pas du gentil débile mental qui finit par
aider la famille du bonheur...
Le suspense est ridicule, à base de "Je ne comprends pas... mon bébé n'a plus faim, il ne fait plus son rot à l'heure... mon dieu !".
Le film est certes, et c'est sa seule qualité notable, pas mal interprété pour les trois rôle féminins principaux : Rebecca De Mornay (la méchante),
Annabella Sciorra (la gentille) et Julianne Moore (la bonne copine, dans un de ses tous premiers
rôles).
La réalisation est classique, sans effet particulier. Pas mal amenée parfois, mais c'est le scénario qui ne va pas et qui met un temps très loooooong à se mettre en place alors que le spectateur
a déjà anticipé tout ce qui va se passer.
Le film a été un grand succès. Cela aura permis à son réalisateur, Curtis Hanson, de relever franchement le niveau par la suite ("L.A. Confidential", "8
Mile").
Critique extraite du Guide des films de Jean
Tulard
Pour son 3ème film, Curtis
Hanson ne renonce nullement à utiliser les procédés utilisés par son maître vénéré, Alfred Hitchcock. Comme dans ses films précédents, des êtres pervers essaient de
faire basculer l'univers d'êtres diamétralement opposés.
Il n'y a pas une faille dans l'agencement d'un suspense qui ne laisse pas un moment de répit au spectateur complètement captivé par une mise en scène et une interprétation magistrales.
Considéré comme un brillant élève du grand Alfred Hitchcock, Curtis Hanson pourrait à présent, s'il persistait dans cette voie, revendiquer le titre de disciple tant il apporte d'ardeur et de brio dans la
tâche à laquelle il semble s'être attelé.
|
Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |