| titre original | "Unforgiven" |
| année de production | 1992 |
| réalisation | Clint Eastwood |
| photographie | Jack N. Green |
| musique | Lennie Niehaus |
| montage | Joel Cox |
| interprétation | Clint Eastwood, Gene Hackman, Morgan Freeman, Richard Harris |
| récompenses | • Oscar du meilleur film |
| • Oscar du meilleur réalisateur | |
| • Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour Gene Hackman | |
| • Oscar du meilleur montage |
Critique extraite du Guide des films de Jean
Tulard
Admirable western crépusculaire nous offrant un portrait de tueur, racheté par l'amour conjugal et la vie familiale, que vient rattraper son passé.
C'est aussi un enterrement de la légende de l'Ouest créée par des biographes crédules à l'image de l'un des personnages, romancier de l'Ouest.
L'image est splendide et l'interprétation, Clint Eastwood en tête, remarquable de sobriété. Gene Hackman n'en est que
plus terrifiant en shérif sadique.

Critique extraite de 50 ans de cinéma américain de Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon
A la fois révisionniste et récapitulatif, ce "dernier des westerns" (selon l'expression de son réalisateur) rassemble la plupart des thèmes majeurs du genre, mais leur donne une inflexion
nettement post-moderner : anti-héros vieillissant et fatigué, accumulation de fiascos, de conduites d'échec, discours démystificateur inséré dans le récit lui-même (les scènes entre le scribe et
le shérif).
Ce western ruminatif et avare d'action évoque l'atmosphère du film noir : protagoniste hanté par son passé et que la fatalité semble poursuivre, vision du monde pessimiste, abondance des scènes
nocturnes et pluvieuses...
Eastwood cherche-t-il vraiment à "en finir" avec un genre qu'il a mieux illustré que
n'importe quel autre réalisateur de sa génération ? Le moribond a la vie dure : ironiquement, le succès du film apporte au genre un regain de vigueur.
Quoi qu'il en soit, un des chefs-d'oeuvre d'Eastwood, sur un très beau scénario de David Webb Peoples.
Clint Eastwood, Don Siegel et Sergio Leone
Dans le générique de fin d'"Impitoyable", les crédits s'achèvent par une dédicace à l'attention du cinéaste Don Siegel, décédé l'année précédant celle de la réalisation du film, ainsi que d'un
autre metteur en scène, Sergio Leone. Clint Eastwood fut l'interprète principal de 5 des films de Don Siegel ("Un shérif à New York" dans les années 60, "Sierra torride", "Les Proies", "L'inspecteur Harry" et "L'évadé
d'Alcatraz" dans les années 70), et tourna dans 3 des films de Sergio Leone ("Le Bon, la Brute et le Truand", "Pour une poignée de dollars", "Et
pour quelques dollars de plus").
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Photographie de Keith Bernstein pour les 20 ans du magazine
Empire
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |