| titre original | "Terminator 2 : judgement day" |
| année de production | 1991 |
| réalisation | James Cameron |
| scénario | James Cameron |
| interprétation | Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Edward Furlong, Robert Patrick |
| récompenses | • Oscar du meilleur son |
| • Oscar du meilleur mixage | |
| • Oscar des meilleurs effets visuels | |
| • Oscar du meilleur maquillage | |
| épisode précédent | "Terminator", James Cameron, 1984 |
| épisodes suivants | • "Terminator 3 - Le soulèvement des machines", Jonathan Mostow, 2003 |
| • "Terminator renaissance", McG, 2009 |
Review de Pierre
La sortie de "T4" aura eu au moins un mérite : entrainer une nouvelle sortie de "T2" en blu-ray. C'est toujours l'occasion de le revoir.
Le pitch : le T2, le T-1000, le John Connor qui écoute gueunérosé, la Sarah Connor en clone de Rambo...
Sorti sur les écrans français le 16 octobre 1991, "Terminator 2" a défini le cinéma blockbuster des 90's. Tout y est : les
effets spéciaux numériques (révolutionnaires pour l'époque, toujours convaincants aujourd'hui), le look "métallique" avec éclairages bleutés, les thèmes (les cyborgs, l'intelligence artificielle,
cf. "Ghost in the shell"), les énormes scènes d'action qui n'en finissent plus (ici, il y en a principalement deux : une première poursuite qui va du centre commercial jusqu'à un énorme
carambolage sur une autoroute, et toute la scène finale qui va de Cyberdine à la fonderie).
Y a pas à dire, ça cartonne. Et en plus, on rigole bien, il y a des moments franchement drôles (cf. la tête de Schwarzy qui affine ses talents comiques à
plusieurs reprises, notamment quand il joue à "give me five" avec le jeune merdeux).
"Terminator 2" est un des films qui a connu le plus de versions, de ressorties qu'on puisse imaginer. On ne compte plus le nombre de
laserdics, de DVD, et maintenant de blu-ray (il existe trois versions du film - toujours la folie des grandeurs de Cameron). Je l'ai revu en version "normale" ; ça a toujours ma préférence de
principe, même s'il n'y a pas le caméo de Michael Bhien (le VRAI Kyle Reese).
Reste qu'en revoyant ce film, je me suis demandé si j'aimais vraiment James Cameron. Il est clair que j'aime "d'amour" "Terminator" (le premier, le seul,
le vrai) et "Aliens". Mais après "Abyss", pour moi, ça se gate un peu. Cameron s'y croit, et ça se sent.
Pour réussi qu'il soit, et même s'il est plus que digne de "Terminator", ce "T2" n'arrive pas à la cheville du précédent. Dans le
premier, il y avait Kyle Reese, en fait LE vrai héros de cette histoire. Dans le 2, c'est un cyborg contre un robot en métal liquide. On est déjà, quelque part, dans "Transformers". Forcément, on
est moins impliqué. Et puis, il y a les blagues et les bons sentiments. JAMAIS le Cameron de "T1" ou "Aliens" n'aurait fait ce plan où Schwarzy meurt en
levant le pouce... Pourtant, "T2" est plus conforme à la vision originale de Cameron (il avait pensé dès le 1 à faire un
terminator-caméléon, qui devait être joué par Lance Henricksen, mais il n'avait pas les moyens techniques). Donc, je me questionne un peu. D'autant que les autres personnages de "T2" sont un peu
barbants, surtout Sarah Connor qui m'ennuie un peu (même si elle est trrrrrrrès bien foutue, voir les scènes ou elle s'évade de l'hopital psychiatrique).
Il n'en reste pas moins que, grâce à Schwarzy et à ses scènes d'actions démentielles, "T2" est un super blockbuster
d'action/SF, voire un modèle du genre.
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Critique extraite du Guide des films de Jean
Tulard
L'un des films les plus chers de l'histoire du cinéma (100 millions de dollars), mais aussi un énorme succès.
Le scénario est débile, mais les effets spéciaux éblouissants.

Review de Gilles Penso (www.filmsfantastiques.com)
La scène prégénérique de "Terminator 2", qui décrit à nouveau la lutte des humains contre
les machines du futur, donne immédiatement le ton : en un seul plan, on voit plus de robots, de vaisseaux aériens et de chars monstrueux que dans toutes les séquences futuristes réunies du
premier "Terminator". Après le conflit nucléaire du 29 août 1997, les rares survivants organisent la résistance contre les machines devenues autonomes qui
sont à l'origine du conflit. En 1984, Skynet, l'ordinateur qui contrôlait ces machines, expédiait sur Terre un Terminator de type T-800 dont la mission était d'éliminer Sarah Connor, dont
l'enfant à naître devait être le futur chef de la résistance. Le cyborg en question fut détruit et vers 1995 Skynet envoyait un second Terminator de type T-1000, plus perfectionné, pour éliminer
John Connor durant son enfance. Quant à Sarah, elle est internée pour avoir tenté de faire sauter l'usine où exerçait Miles Dyson, futur inventeur de la puce qui doit déclencher le
conflit.
Muni du plus gigantesque des budgets, James Cameron affiche ostensiblement le moindre dollar à l'écran et réalise l'un des meilleurs films d'actions jamais
vus à l'écran, toutes nationalités et toutes époques confondues. Autant remake que suite de "Terminator", ce 2ème opus
réutilise la mécanique narrative du film précédent et la transcende avec génie. Ici, l'humour et le second degré s'installent discrètement (notamment à travers le faux départ qui nous révèle que
le méchant Terminator n'est pas celui qu'on croit) et les personnages gagnent en profondeur et en complexité. Chaque protagoniste vacille sur les bases que nous lui connaissions. Le redoutable
T-800 est désormais un sympathique garde du corps cybernétique (l'image du comédien, quasi inconnu en 1984 et désormais superstar, s'y prête mieux à présent), Sarah Connor s'est transformée en
dangereuse guerrière psychotique et son fils John (incarné par Edward Furlong, une vraie révélation) mesure difficilement les responsabilités qui reposent sur
ses épaules.
Mais la vraie vedette du film est le T-1000, un cyborg multiforme qui marque une avancée technologique
considérable dans le domaine des images de synthèse (amorcée avec le tentacule aquatique d'"Abyss" et définitivement
assise par "Jurassic Park" 2 ans plus tard) tout en confirmant que l'excellence des effets spéciaux repose la
plupart du temps sur une combinaison de techniques et de talents. Ici, en l'occurrence, les effets numériques d'I.L.M. se mêlent à d'impressionnants effets
animatroniques de Stan Winston et au jeu charismatique de Robert Patrick, dont le regard froid amplifie considérablement
le potentiel inquiétant du personnage.
Les morceaux de bravoure abondent dans "Terminator 2", du traumatisant cauchemar atomique de Sarah Connor à l'ébouriffante poursuite en camion du climax en passant par les
nombreuses échauffourées opposant les deux cyborgs. Au sommet de son art, James Cameron apporte ainsi au cinéma de science-fiction l'une de ses œuvres les plus marquantes et les plus
monumentales, redéfinissant les codes d'une saga promise à un bel avenir sur un nombre incalculable de médias (cinéma, télévision, bande dessinée, jeux vidéo)...
Motos
Harley-Davidson Fat Boy |
Honda XR 100 |
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Photographie de Robert Gallagher pour les 20 ans du magazine Empire

Couverture du Cinefex d'août 1991
Couverture du Cinefantastique d'avril 1991
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |