Gambler. Thief. Junkie. Killer. Cop.


titre original "Bad lieutenant"
année de production 1992
réalisation Abel Ferrara
scénario Abel Ferrara et Zoë Lund
photographie Ken Kelsch
musique Joe Delia
interprétation Harvey Keitel, Victor Argo, Zoë Lund, Frankie Thorn
   
récompense Prix du meilleur acteur pour Harvey Keitel au festival Fantasporto 1993


La critique de Citizen Poulpe : cliquer ici.


Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Ferrara a toujours excellé dans la description d'univers glauques, poisseux, où des personnages plus noirs que noirs partent à la dérive, toute illusion perdue.

"Bad lieutenant" ne fait pas exception, mettant en scène un des acteurs les plus doués de sa génération, car physique mais aussi cérébral : Harvey Keitel. Hallucinant dans le rôle de ce flic véreux, camé jusqu'à la moelle, il cherche désespérément une illusion de rédemption qui lui permettrait de sortir de son enfer mental et environnemental.

Il n'y a absolument aucune concession dans ce film violent et sordide, et il n'en a là que plus de mérite.



L'avis de Martin Scorsese

C’est un film clef, j’aurais aimé que "La dernière tentation du Christ" lui ressemble… Mais je n’ai pas obtenu certaines images, sans doute parce que je traite directement de l’image du Christ. (…) Le rôle dans "Bad lieutenant" représente pour Harvey Keitel ce qu’il a cherché toute sa vie. (…) C’est un film exceptionnel, extraordinaire, même s’il n’est pas au goût de tout le monde… (…) C’est également un film pour lequel j’ai la plus grande admiration. On y voit comment la ville peut réduire quelqu’un à néant et comment, en touchant le fond, on peut atteindre la grâce. C’est le film new-yorkais ultime… (…) Si on ose, il faut suivre le personnage jusque dans la nuit. C’est pour moi l'un des plus grands films qu’on ait jamais fait sur la rédemption… Jusqu’où on est prêt à descendre pour la trouver…



"Pledging my love"

Martin Scorsese avait déjà intégré cette très célèbre ballade chantée par Johnny Ace dans "Mean streets" (également avec Harvey Keitel), puis John Carpenter dans "Christine" et Robert Zemeckis dans "Retour vers le futur".

Pour la petite histoire, cette chanson, reprise entre autres par Marvin Gaye et Diana Ross en duo, ainsi qu'Elvis Presley, The Platters, Louis Amstrong, Aretha Franklin, Jerry Lee Lewis et Wilson Pickett, est sortie à titre posthume en 1955, Johnny Ace étant décédé un mois plus tôt, à l'âge de 25 ans seulement, des suites d'une partie de roulette russe.

Forever my darling, our love will be true
Always and forever, I'll love just you
Just promise me, darling, your love in return
May this fire in my soul, dear, forever burn

Bad lieutenant - photo 6 Bad lieutenant - photo 7
Bad lieutenant - photo 8 Bad lieutenant - photo 9
Bad lieutenant - photo 1
Bad lieutenant - photo 2
Bad lieutenant - photo 3
Bad lieutenant - photo 4
Bad lieutenant - photo 5
Retour à l'accueil

Loading

 

 SÉLECTIONS DE FILMS
 ♦ top 50 des années 90
 ♦ top 100 des années 90
 ♦ best of par genre des années 90 
 ♦ le top 10 des années 90 de Sébastien

 

 FILMOGRAPHIES ET OSCARS
 ♦ acteurs et actrices
 ♦ réalisateurs et réalisatrices
 ♦ producteurs et productrices
 ♦ scénaristes
 ♦ chefs-opérateurs (directeurs photo)
 ♦ monteurs et monteuses
 ♦ compositeurs
 ♦ maquilleurs
 ♦ chefs costumiers et chefs costumières
 ♦ directeurs artistiques et chefs décorateurs

 

 PISTES DE LECTURE
 ♦ contexte historique et politique
 ♦ le cinéma des années Clinton
 ♦ ouvrages spécifiques

 

 DOSSIERS
 ♦ villes américaines 
 ♦ fantastique et science-fiction
 ♦ musique et cinéma
 ♦ récompenses par année
 ♦ autres dossiers


« Un film n'est pas seulement une histoire
que le cinéma vend, mais aussi une culture,
un pays, un autre type de consommation.
Cela, les Américains l'ont très bien
compris. » (Bertrand Tavernier)

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés