| titre original | "Copland" |
| année de production | 1996 |
| réalisation | James Mangold |
| scénario | James Mangold |
| musique | Howard Shore |
| interprétation | Sylvester Stallone, Harvey Keitel, Ray Liotta, Robert De Niro, Robert Patrick |
Review de
Pierre
J'ai plutôt du mal à dire de James Mangold, réalisateur qui a récemment enchainé les affreux "Identity" et "Walk the line", deux mauvais films. Mais en 1996,
il avait fait ce très agréable "Copland", qui tient tout d'abord par son casting de ouf : Stallone, en pleine tentative (rapidement avortée)
de reconversion dans le cinéma indépendant, Keitel, De Niro, Ray Liotta (grand
gagnant de ce concours d'acteurs), auxquels s'ajoutent beaucoup de seconds rôles célèbres (Robert "T1000" Patrick, John "Maison blanche" Spencer, Anabella "Main sur le berceau" Sciorra, Michael
"True romance" Tappapport).
L'histoire est très inspirée par les archétypes du western, et le nom du perso de Stallone est "Heflin", comme l'acteur Van Heflin qui jouait dans le classique "3h10
pour Yuma" (ce ne peut pas être un hasard, vu que Mangold a réalisé un remake de ce film).
Au-delà de l'aspect référentiel, l'histoire fonctionne bien, sans temps mort (on ne s'ennuie jamais - faut dire, il suffit de regarder les acteurs), et le gunfight final est
particulièrement réussi.
Rayon seconds couteaux, je distingue le menaçant Robert Patrick, particulièrement bon dans un tout petit rôle, qu'on retient finalement plus que celui de De
Niro.
Donc, au final, c'est sans génie du côté de la mise en scène, mais c'est un bon scénario avec de grands acteurs : un plaisir qui ne se refuse pas.
Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard
On a pu évoquer, à propos du superbe scénario de Mangold, "Le train sifflera trois fois" et considérer que la conception du film le rapprochait plus du
western que du thriller. Et il est vrai que le personnage central, celui de Stallone, shérif isolé et diminué physiquement, est exposé aux railleries des policiers new-yorkais, mais c'est lui qui
aura le dernier mot.
On retiendra aussi, pour ce film à petit budget, l'éclatante distribution.
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Un film n'est pas seulement une histoire que le cinéma vend, mais aussi une culture, un pays, un autre type de consommation. Cela, les Américains l'ont très bien compris. Bertrand Tavernier |